L’alcoolisme est un problème qui coûte à la société par ses conséquences au niveau professionnel, accident de la route, violence conjugale…

Longtemps, l’alcoolisme a été considéré comme une tare, un vice.

Alcool convivialité, facteur de socialisation.

Surdose facteur de désocialisation.

On est tous inégaux face à l’alcoolisme.

La personne dépendante se rencontre dans n’importe quel service, la prise en charge est difficile.

I – LES DIFFÉRENTES FAÇONS DE CONSOMMER LES

SUBSTANCES

  1. L’usage

Caractérisé par la consommation de substances psychoactives qui entraînent ni complications somatiques, ni dommages.

  1. L’abus ou usage nocif

Il est caractérisé par une consommation répétée induisant des dommages dans les domaines somatiques, psycho affectif ou sociaux soit pour le sujet lui-même, soit pour son environnement proche ou à distance les autres.

  1. La dépendance

L’impossibilité de s’abstenir de consommer un produit avec une dépendance psychique, c’est-à-dire le besoin de maintenir ou de retrouver les sensations de plaisir, de bien être que la substance apporte, mais aussi le besoin d’éviter la sensation de malaise psychique qui survient lorsque la personne n’a plus de produit.

La dépendance physique : besoin irrépressible qui oblige le sujet à consommer la substance pour éviter le syndrome de sevrage.

II – L’ALCOOL UN PROBLÈME DE SANTE PUBLIQUE

Substance psycho active la plus consommé en France !

La consommation d’alcool en France diminue progressivement depuis des décennies.

Les dépenses de boissons alcoolisées ont diminué durant ces 40 dernières années. (INSEE)

La France se situe au 6ème rang mondial, et au 4ème rang européen qui correspond à 3 verres d’alcool par habitant par jour, âgé de 15 ans et plus.

Près de 10 millions de français consomment de l’alcool au moins trois fois par semaine, trois fois plus d’hommes que de femmes.

Il y a une importante augmentation de consommation de bière à haut degrès et d’alcool fort chez les jeunes.

La cirrhose alcoolique reste la première cause de transplantation hépatique et reste la plus cher et à haut risque.

L’alcool est également indiqué dans les accidents de la route, l’apparition de certains troubles mentaux, les violences…

III – ALCOOL ET GROSSESSE

L’alcool est un produit toxique pour le fœtus à tout moment de la grossesse, et notamment sur le système nerveux et le cerveau. L’alcool passe par le sang maternel jusqu’à celui du fœtus. L’alcool est un puissant toxique puissant au niveau du cortex cérébral, les effets sur le fœtus sont nombreux même avec une consommation très faible ou épisodique.

Les complications peuvent être :

  • un retard de croissance du fœtus

  • accouchement prématuré

  • trouble psychique et du comportement : trouble de l’apprentissage, de la mémorisation, de l’attention

  • l’atteinte la plus grave étant le syndrome d’alcoolisation fœtal qui se manifeste par : des anomalies faciales, des retards de croissance, des malformations de la boite crânienne et de l’encéphale avec des troubles nerveux,

  • des dommages au niveau du système nerveux central avec des retards de développement, déficit intellectuel, des troubles de l’apprentissage ou au contraire de l’hyper activité, trouble de l’attention, trouble de la mémoire…

L’alcoolisation fœtale est la première cause non génétique d’handicap mental chez l’enfant.

IV – ALCOOL ET VIH

L’alcool induit des comportements à haut risque sexuel car les rapports sont souvent non protégés.

Trop souvent la consommation excessive d’alcool chez les jeunes et les moins jeunes entraîne des prises de risque à différent niveau notamment au niveau sexuel.

50% des jeunes et 64% des femmes ne prennent pas de protection lors des rapports sexuels suite à une alcoolisation excessive.

V – ALCOOL ET CONSOMMATION MÉDICAMENTEUSE

L’absorption de boissons alcoolisées est formellement déconseillée lors de la prise de médicament.

L’alcool va potentialiser ou diminuer les effets des médicaments. Exemple : DIHYDAN®, effet potentialisé par l’alcool.

L’alcoolisme induit des crises d’épilepsie.

Le TEGRETOL® est potentialisé par l’alcool et peut entraîner la mort.

On va contrôler le taux sanguin pour ajuster les posologies de ces produits.

Il y a une réelle dangerosité dès que la posologie et/ou l’alcoolisation augmente (somnolence, diminution de la vigilance…)

Potentialisation avec certains antibiotiques.

VI – LA RÉGLEMENTATION

  1. Loi Evin

Loi du 10 janvier 1991 :

  • amélioration de l’information du consommateur par l’obligation de faire figurer sur les publicités en faveur des boissons alcoolique un message à caractère sanitaire qui est « l’abus d’alcool est dangereux pour la santé »

  • réduire l’incitation à la consommation de boissons alcooliques par la limitation du contenu et des supports de la publicité

  • réduire l’offre d’alcool par l’interdiction de distributeur automatique de boissons alcooliques, par l’interdiction de la vente de boissons alcooliques à emporter entre 22h et 6h dans les stations services

  • la protection des mineurs : interdiction de vendre des boissons alcoolisées au moins de 16 ans, interdiction de la publicité de boissons alcoolisées dans les publications pour la jeunesse, interdiction de recevoir dans les débits de boissons alcoolisées des mineurs de moins de 16 ans sans être accompagner d’adulte, limitation de la consommation de boissons alcoolisées dans les débits de boissons pour les mineurs de 16 à 18 ans

  1. La loi du 9 août 2004

Relative à la politique de santé publique.

Meilleur information des effets de la consommation d’alcool lors de la grossesse, elle insiste par des campagnes :

  • d’information sur la prévention du syndrome de l’alcoolisation fœtale,

  • d’information sur le thème de la grossesse en milieux scolaire

  • d’information des professionnels de santé sur les effets de l’alcool sur le fœtus

 

VII – PRÉVENTION

Mise en place de moyen pédagogique pour informer le public sur les problèmes liés à l’alcool, en l’invitant à modérer sa consommation.

Prévention primaire

Elle modifie les facteurs qui interviennent dans la genèse de l’alcoolisme comme par exemple ne pas banaliser l’ivresse chez l’adolescent, rôle de l’infirmière scolaire…

Prévention secondaire

C’est le dépistage précoce pour prévenir les séquelles et les complications, rôle des structures d’accueil « centre de cure ambulatoire en alcoologie »

On peut aussi faire un dépistage biologique avec des enzymes hépatiques.

Prévention tertiaire

Mise en œuvre des mesures susceptibles d’éviter les rechutes, se sont les mouvements d’anciens buveurs, mouvement néphaliste, associations des alcooliques anonymes, la croix bleue…

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